L'histoire de l'Université Grenoble Alpes

L'Université de Grenoble se construit depuis 1339. Découvrez les dates marquantes de son histoire.
Créée une première fois en 1339, une seconde en 1542, une troisième en 1896 par regroupement des facultés de droit, lettres et sciences instaurées au début du XIXe siècle dans le cadre de l’Université impériale, divisée en quatre établissements au lendemain des évènements de 1968, partiellement rétablie dans son unité en janvier 2016, plus complètement au 1er janvier 2020, l’université de Grenoble a une longue histoire.
L’excellence du site en recherche, formation et innovation, et l’efficacité de la coopération entre les acteurs ont été reconnus par l’obtention du label "Initiative d’excellence" (Idex) en janvier 2016. Ce prestigieux label distingue une dizaine de sites universitaires en France.

En 2019, l'Établissement Public Expérimental (EPE) nommé "Université Grenoble Alpes" est constitué à partir de la Communauté Université Grenoble Alpes (Comue), l’Université Grenoble Alpes, Grenoble INP (INPG), Sciences Po Grenoble (IEPG) et l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble (ENSAG). La Comue disparait, ses missions collectives sont reprises par le nouvel établissement qui intègre les trois écoles.

Les dates marquantes

2019

Le décret de création de l’établissement public expérimental, daté du 31 octobre, a été publié au Journal Officiel dimanche 3 novembre 2019.
La nouvelle Université Grenoble Alpes est donc née officiellement. C’est l’aboutissement d’un travail collectif qui a permis de fédérer toutes les forces de l’enseignement supérieur et de la recherche, notamment depuis 2012. C’est une étape décisive après la fusion des universités en 2016 et l’aboutissement d’un projet stratégique porté par les établissements et les organismes de recherche du site dans le cadre du projet d'initiative d'excellence, déterminant également pour l'environnement local, régional et national de l'Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR).

2016

Fusion des trois universités grenobloises : Université Joseph Fourier (Grenoble 1, UJF), Université Pierre-Mendès-France (Grenoble 2, UPMF), Université Stendhal (Grenoble 3). La nouvelle université se dénomme désormais Université Grenoble Alpes. Elle a pour ambition d’être encore plus visible à l’international et ainsi d’attirer les meilleurs étudiants, enseignants et enseignants-chercheurs. Une seule grande université pluridisciplinaire, l’Université Grenoble Alpes, avec ses partenaires, grandes écoles et organismes de recherche du sillon alpin, est engagée dans une dynamique de site, dans l’objectif de faire rayonner au niveau international l’expertise grenobloise en termes de formation et de recherche.

2014

Mars : Déploiement de la signature scientifique commune. Intégration des pôles de recherche.
Septembre : Début de la construction de PILSI (Pôle International pour les Systèmes intelligents).
Décembre : Suppression du PRES et création de la ComUE Université Grenoble Alpes.

2011

Ouverture du centre Clinatec, placé sous la tutelle du CEA (Centre d'études nucléaires), de l'UJF, du CHU (centre hospitalier universitaire) et de l’INSERM (L’Institut national de la santé et de la recherche médicale) pour rapprocher la recherche médicale des nouvelles technologies.

2009

Création du PRES Université de Grenoble : mise en œuvre de l'opération campus, intégration du collège doctoral.

2005

Le GIP (Grenoble pôle européen universitaire et scientifique) devient Grenoble Universités.
Création de l’ENSAG (Ecole nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble).

2002

Inauguration de la plateforme Minatec (Micro et Nano TECHnologies) élaborée par le CEA, l’INP et l’UJF.

1997

Création du pôle d’innovation GreEn-ER sur l’énergie et les ressources renouvelables.
Lancement du projet GreCO (Grenoble, Campus ouvert) pour définir une stratégie commune et cohérente dans le secteur de la formation, et développer « les usages raisonnés des technologies de l’information et de la communication ».

1996

Inauguration de l'Institut de la communication et des médias de l'Université Stendhal.

1995

Création de la MARSH (Maison Rhône-Alpes des Sciences de l’Homme), devenue en 1998 la MSH-Alpes.

1994

Mise en service du Synchrotron.
Création de l'Agence de développement universitaire Drôme-Ardèche (ADUDA), sous la forme d'un Groupement d'intérêt public (GIP), sur l'initiative conjointe de trois collectivités territoriales.

1992

Création du GIP Grenoble pôle européen universitaire et scientifique.

1990

Création de l’IUFM (Institut Universitaire de la Formation des Maîtres), devenu aujourd’hui l’INSPE (Institut National Supérieur du professorat et de l’Education).
L’université des sciences sociales devient l’université Pierre Mendès France.
Création de l’IUT de Valence.

1989

Ouverture du Centre de Valence de l'Université Stendhal.

1988

Création du PARN (Pôle Alpin Risques Naturels).
L’université scientifique et médicale devient l’Université Joseph Fourier.
L’université des langues et lettres devient l’université Stendhal.

1973

Création du CUEFA (Centre universitaire pour la Formation des Adultes) sous la tutelle de l’INP et de l’université scientifique et médicale.

1972

Première structure inter-établissements dédiée à la gestion du campus.
Création des PUG (Presses Universitaires de Grenoble).

1969-1971

Création de trois universités disciplinaires qui regroupent les anciennes facultés : l’université scientifique et médicale (Grenoble 1), l’université des sciences sociales (Grenoble 2), l’université des langues et des lettres (Grenoble 3) et création de l’Institut Polytechnique de Grenoble.

1966

Création de l’IUT de Grenoble à titre expérimental, avec quatre départements : Constructions mécaniques ; Énergétique, électrotechnique ; Informatique ; Gestion des entreprises. En mai 1968, il est divisé en deux institutions distinctes (IUT 1 (devenu 1) et IUT B (devenu 2).

1962

Création de la faculté mixte de médecine et de pharmacie de Grenoble.
Naissance du Campus scientifique sur les terrains du polygone. Début de construction des bâtiments du CNRS (Centre national de la recherche scientifique).
Pose de la première pierre du premier bâtiment du campus de Saint-Martin-d’Hères, celui des mathématiques appliquées pour loger l’ordinateur IBM de Jean Kunzmann.

1961

10 juillet : présentation du plan masse du nouveau campus de Saint-Martin d’Hères.

1956

Installation du CENG (Centre d’Etudes Nucléaires de Grenoble) dont Louis Néel prend la direction le 27 janvier.

1947

Fondation de l'association des amis de l'université de Grenoble placé sous la présidence de Paul-Louis Merlin.

1939

Mai : Célébration du 700e anniversaire de l’Université de Grenoble.

1934

La faculté des sciences quitte définitivement le palais de la place de Verdun. Son doyen, René Gosse, s’installe à l’Institut Fourier construit en face de l’Eglise du Sacré-Cœur, devenu place Doyen Gosse.

1901-1921

Multiplication de nouveaux instituts rattachés aux différentes facultés : Electrotechnique (1901) qui devient en 1909 l’Institut polytechnique après la création de l’Ecole de papeterie ; Géographie alpine (1905) ; Phonétique (1908), Etudes commerciales (1912) ; Electrochimie et électrométallurgie (1921). Parallèlement, la faculté des lettres crée les deux instituts français de Florence (1908) et Naples (1921).

1909

Mise en chantier des bâtiments de l’Institut polytechnique sur un terrain donné par l’industriel Casimir Brenier.

1896

Décret de décentralisation de l’université de France et création de seize universités. Celle de Grenoble est inaugurée par le président de la République Félix faute le 6 août 1897.
Fondation du Comité de patronage des étudiants étrangers rattaché à la Faculté des Lettres, devenu le Centre universitaire d'études françaises (CUEF) de Grenoble (intégration du CPEE à l'Université Stendhal en 2012).

1894

Création du Jardin alpin du Lautaret.
Ouverture du nouveau bâtiment de l’Ecole de médecine rue Lesdiguières.

1888

Création de l’AGEG (Association Générale des Etudiants de Grenoble).

1879

Inauguration du Palais de l’Université de Grenoble place de Verdun construit par l’architecte parisien Honoré Daumet et le grenoblois Riondet.
Mars 1879 : Société pour le développement de l’enseignement technique près l’université de Grenoble.

1848

Rétablissement de la faculté des lettres.

1841

L’Ecole secondaire de médecine est transformée en l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie.

1821-1824

Suppression, puis rétablissement de la faculté de droit à la suite de la conjuration Didier et pour fait d’Orléanisme.

1816

Installation des facultés dans l’ancien couvent des Dominicains, dit « la Halle » en raison de son aménagement partiel pour accueillir ce service.

1815

Décret du 31 octobre Supprimant la faculté des lettres pout fait de Bonapartisme.

1811

Création de la Faculté des Sciences.

1810

Création de la faculté des lettres.

1808

Décret du 18 mars 1808 créant de l'Université impériale autorisant la création de faculté au sein d’une institution nouvelle l’académie, dont les limites sont calquées sur celles des cours d’appel, et dirigée par un recteur. Le juriste Benoît Pal st le premier recteur de cette académie. Le mathématicien Joseph Fourier est alors préfet de l’Isère.
L’Ecole de droit devient faculté de droit.

1806

Création de l'Ecole de Droit de Grenoble.

1793

15 septembre : Suppression par la Convention de l’université de Valence comme de toutes les universités d’Ancien Régime.

1730-1764

Echec des tentatives successives de transfert de l’université de Valence à Grenoble.

1565

Suppression de l’université de Grenoble à la demande de l’évêque de Valence, Jean de Montluc, et attribution à cette dernière de ses revenus.

1542

Rétablissement de l’université de Grenoble à la demande du parlement de Dauphiné et des magistrats municipaux de la ville.

1452

Suppression de l’université de Grenoble et création de celle de Valence par le dauphin Louis II (futur roi Louis XI).

1339

Création de l’Université à Grenoble par le dauphin Humbert II. Les cours ont lieu dans des salles louées place Saint-André. Les activités de l’université s’étiolent rapidement à la fin du 14e siècle.
Mis à jour le 20 février 2020