L'Europe et le Japon accélèrent leur coopération scientifique sur les technologies numériques stratégiques
Recherche, International, Innovation, Industrie
le 1 juillet 2026
Réunis à Bruxelles les 25 et 26 juin 2026, plus de 70 dirigeants d'universités, chercheurs, industriels et représentants institutionnels issus de 15 pays ont franchi une nouvelle étape dans la construction d'une coopération scientifique Europe-Japon dédiée aux technologies numériques critiques. Cofondé par l'Université Grenoble Alpes et l'Université de Tsukuba, le Réseau Europe-Japon pour les fondations numériques s'impose comme une plateforme stratégique au service de l'intelligence artificielle, des semi-conducteurs, des technologies quantiques et du numérique durable. Un premier livre blanc fixant les priorités communes de recherche sera publié dans les prochaines semaines.
Une coopération scientifique au cœur des enjeux de souveraineté numérique
Dans un contexte marqué par l'accélération de la compétition technologique mondiale et la nécessité de sécuriser les chaînes d'approvisionnement, l'Union européenne et le Japon renforcent leur coopération scientifique sur les technologies qui façonneront l'économie de demain.
Organisé par l'Université Grenoble Alpes et l'Université de Tsukuba, le deuxième symposium du EU-Japan Network for Digital Foundations s'inscrit dans le cadre du partenariat numérique entre l'Union européenne et le Japon. Pendant deux jours, il a réuni universités, organismes de recherche, industriels et décideurs publics autour d'une vision commune de la recherche et de l'innovation dans les technologies numériques fondamentales. Parmi les participants figuraient des institutions européennes telles que le CEA, le CNRS, Inria, les universités du réseau UDICE et IMEC, ainsi que des partenaires japonais comme AIST, l'Université de Tohoku et l'Institute of Science Tokyo. Des institutions invitées, dont Fraunhofer et RIKEN, ainsi que des partenaires industriels comme IBM Japon et STMicroelectronics, ont également pris part aux échanges.
En chiffres :
70 participants
15 pays représentés
Plus de 30 universités, organismes de recherche et partenaires industriels
3 groupes de travail internationaux
1 livre blanc stratégique Europe-Japon à paraître
Trois grands domaines pour une feuille de route commune
Principal résultat de cette deuxième édition, un livre blanc stratégique sera publié dans les prochaines semaines. Fruit d'une année de travaux engagés depuis le symposium fondateur de Tokyo, il identifie les priorités scientifiques sur lesquelles l'Europe et le Japon souhaitent concentrer leurs efforts communs, autour de trois axes :
Intelligence artificielle, avec un accent particulier sur les interactions entre AI for Science et Science for AI, ainsi que leurs applications.
Technologies du calcul, couvrant les semi-conducteurs de nouvelle génération, la microélectronique, les technologies quantiques et la spintronique.
Technologies numériques durables, pour concevoir des infrastructures numériques plus sobres, plus performantes et plus respectueuses de l'environnement.
Chaque groupe de travail a identifié plusieurs priorités de recherche et engagé la constitution de consortiums internationaux destinés à répondre aux futurs appels à projets européens et japonais.
Une plateforme intégrée, entre recherche, industrie et pouvoirs publics
L'originalité du réseau réside dans son approche intégrée. Au-delà des échanges scientifiques, il rassemble les principaux acteurs de l'innovation afin d'accélérer le transfert des connaissances vers les applications industrielles et de renforcer l'attractivité des talents dans les secteurs stratégiques du numérique.
Le symposium a bénéficié du soutien de la Mission du Japon auprès de l'Union européenne et de la participation de représentants de la Commission européenne, ainsi que de grands acteurs industriels internationaux, parmi lesquels IBM Japan, STMicroelectronics et Hitachi Europe. Les établissements partenaires réunissent des universités françaises, belges, néerlandaises et japonaises, ainsi que de grands organismes de recherche tels que le CNRS, le CEA, Inria, RIKEN, AIST, NIMS ou encore IMEC.
Au-delà des tables rondes, les deux journées ont été l'occasion de multiplier les rencontres scientifiques et institutionnelles pour identifier de nouvelles synergies : visites de laboratoires et de plateformes d'excellence, échanges avec les communautés de recherche et partage d'expertises sur des thématiques comme la santé, les neurosciences, le vieillissement, les matériaux, l'énergie, le quantique, la diplomatie scientifique et le climat.
Prochaine étape : transformer les priorités en projets de recherche
À l'issue du symposium de Bruxelles, les groupes de travail poursuivent leurs échanges afin de concrétiser les priorités identifiées en projets collaboratifs, de favoriser la mobilité des chercheurs et des étudiants et de renforcer les partenariats entre laboratoires, universités et industriels.
Le troisième symposium se tiendra au Japon en 2027. Il permettra de présenter les premières collaborations engagées et de poursuivre la structuration de cette alliance scientifique au service de l'innovation numérique.
Publié le 1 juillet 2026
Mis à jour le 1 juillet 2026
Le Réseau Europe-Japon pour les fondations numériques
Créé en 2025 à l'initiative de l'Université Grenoble Alpes et de l'Université de Tsukuba, le EU-Japan Network for Digital Foundations accompagne le partenariat numérique entre l'Union européenne et le Japon. Il rassemble universités, organismes de recherche, industriels et institutions publiques autour d'un objectif commun : développer des coopérations scientifiques de haut niveau dans les technologies numériques fondamentales, renforcer la compétitivité des deux partenaires et favoriser l'émergence de nouvelles générations de chercheurs et d'ingénieurs.
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