Rénovation énergétique des bâtiments : un programme ambitieux de 32 M€

le  22 janvier 2021
Pierre Jayet
Pierre Jayet
Dans le cadre du plan de relance gouvernemental pour la rénovation énergétique des bâtiments publics de l’enseignement supérieur et de la recherche, plus de 32 millions d’euros sont attribués à l’Université Grenoble Alpes (UGA) et à ses établissements-composantes pour soutenir des opérations de réhabilitation immobilière en faveur de la transition écologique.
Améliorer le confort d’études et de travail des étudiants et des personnels, tout en s’engageant dans une transition énergétique ambitieuse, telle est l’objectif de l’UGA en répondant à l'appel à projets du plan de relance relatif à la rénovation énergétique des bâtiments. Il s’agit de la première étape d’un projet plus global « Grenoble campus 2030 : vers des campus post carbone ». Construit en commun avec les établissements-composantes du site autour du schéma directeur énergie, il vise la rénovation globale de l’ensemble du patrimoine immobilier universitaire et scientifique d’ici 15 ans et à l’intégration des objectifs des politiques de transition énergétique et de réduction des émissions de GES dans tous les projets immobiliers de notre établissement.

Treize projets déposés en septembre par l'UGA ont été retenus pour un montant global de plus de 32 millions d’euros. L'examen des dossiers a été piloté par la Direction de l’immobilier de l’Etat (DIE), en association avec le ministère de l’Enseigne­ment supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et le soutien du rectorat de la Région Auvergne Rhône-Alpes.

La réhabilitation énergétique des bâtiments : un enjeu majeur pour l’UGA

Le patrimoine universitaire de l’UGA couvre plus de 700 000 m2 répartis entre 200 bâtiments dont un grand nombre ont été construits dans les années 1970. Quand on sait que les bâtiments sont responsables du quart des émissions de gaz à effet de serre en France, la réhabilitation énergétique de son patrimoine constitue pour l’UGA un défi important à relever en matière de responsabilité sociétale et environnementale.

L’ensemble des chantiers soutenus dans le cadre du plan de relance devront être engagés selon un calendrier très contraint : lancement des marchés au plus tard fin 2021 pour une livraison des travaux en 2023 ou 2024 avec des premières réalisations dès 2021.

Les treize projets retenus : pour une transition énergétique ambitieuse

Les projets retenus, sont très variés par leur nature et leur taille. Ils se répartissent en trois grandes catégories : les projets qui concernent l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et le confort des usagers, ceux qui visent la décarbonation du mix énergétique et le développement des énergies renouvelables et enfin, des projets de structuration en faveur de la sobriété et de la rationalisation des implantations.

Performance énergétique et confort des usagers

  • La réhabilitation énergétique complète de plusieurs bâtiments incluant des travaux d’isolation et de ventilation, et/ou des changements des systèmes de chauffage, de régulation et d’éclairage avec par exemple le bâtiment IMAC, 1er bâtiment construit sur le campus qui n’avait jamais fait l’objet d’une rénovation depuis sa construction en 1964 !
  • Des bouquets de travaux ciblés sur les composants les plus vétustes des bâtiments (fenêtres, protections solaires…) qui permettront d’améliorer à la fois le confort thermique et le confort d’été des usagers. Ils seront engagés sur les bâtiments de Biologie, Pluriel, une campagne de remplacement des fenêtres portera sur les bâtiments Phelma et Pluriel.
  • Remplacements des éclairages dans les bâtiments et des éclairages publics sur les campus.
  • Des travaux seront engagés sur les installations techniques de la piscine (centrales de traitement d’air, chaufferies) : ils concernent l’un des bâtiments les plus énergivores du campus mais aussi un équipement ouvert et partagé avec tous les habitants de l’agglomération.

Décarbonation du mix énergétique / développement des énergies renouvelables

La réduction des émissions de gaz à effet de serre passe aussi par la décarbonation des énergies. Les travaux sur les bâtiments seront couplés avec des travaux visant au remplacement des énergies fossiles et au développement des énergies renouvelables :
  • 4 projets de rénovation (IMA, Pluriel, Biologie, Phitem) incluront des installations photovoltaïques en toiture. L’énergie ainsi produite sera autoconsommée et alimentera les expériences des chercheurs ou les serveurs informatiques de la DSIM.
  • Le chauffage au fuel de l’école de physique des Houches sera remplacé par une chaufferie bois.
  • L’ensemble des sites du campus sera progressivement raccordé à une extension du réseau de chaleur de l’agglomération raccordé à la nouvelle chaufferie Biomax permettant une division par 3 des émissions de GES liées au chauffage des bâtiments.

Sobriété, rationalisation des implantations et confortement des pôles d’excellence

La réduction de la facture énergétique et des émissions passe par la réduction de la consommation énergétique des bâtiments, elle passe aussi par la sobriété des usages : la première énergie économisée est celle que l’on ne consomme pas :
  • Des travaux sur la régulation des bâtiments permettront d’accompagner les usagers dans la réduction des consommations.
  • Le resserrement des implantations favorisé par la rénovation du polygone et la réalisation de l’opération CRESI 2, toutes deux inscrites au plan de relance, permettront à terme d’abandonner des bâtiments vétustes tout en confortant les pôles d’excellence du site : le bâtiment Polygone sera entièrement rénové pour relocaliser sur la Presqu’Ile les étudiants des filières mesures physiques et métiers du multimédia et de l'Internet de l’IUT1 au plus près des laboratoires et chercheurs du pôle d’innovation et de recherche grenoblois. La seconde tranche du projet du CRESI confortera le pôle d’excellence du site Santé.
Publié le  12 janvier 2021
Mis à jour le  9 février 2021