200 participants, 75 scientifiques et représentants institutionnels taïwanais, le ministre des sciences et le vice-ministre du National Science and Technology Council : les 20 et 21 avril, l'Université Grenoble Alpes accueille les Assises de la recherche scientifique franco-taïwanaises, pour la première fois en France. Deux jours pour consolider un partenariat stratégique et dessiner ensemble les priorités scientifiques des deux prochaines années.
Il y a deux ans, à Taipei, la première édition de cette instance de dialogue bilatéral a ouvert les portes à un accord de coopération scientifique et technologique où des ambitions communes ont été affichées dans des domaines clés pour la recherche et l'innovation des deux parties. Deux ans plus tard, ces Assises se tiennent pour la première fois en France, à Grenoble, où l'UGA et le CEA en assurent conjointement l'organisation.
Si l'UGA accueille cet événement, ce n'est pas un hasard. L'université entretient depuis plusieurs années des liens étroits avec ses homologues taïwanais, à travers des coopérations de recherche, des échanges académiques et une stratégie partenariale active, notamment avec la National Taiwan University et le programme Alain Aspect, un centre trilatéral sur le quantique. Ces Assises s'inscrivent dans la continuité de cet engagement, et constituent une nouvelle étape dans l'approfondissement de ces relations bilatérales.
Une mobilisation internationale de haut niveau
200 personnalités feront le déplacement les 20 et 21 avril, dont 75 représentants taïwanais venus spécialement pour l'occasion. À leur tête, le Dr. Cheng-Wen Wu, ministre du National Science and Technology Council, accompagné de Bing-Yu Chen, vice-ministre du National Science and Technology Council, et du Dr. Hung-Yin Tsai, président des National Institutes of Applied Research (NIAR). Une délégation de haut rang, qui témoigne de l'importance que Taïwan accorde à ce partenariat.
Côté français, la mobilisation est tout aussi significative. Aux côtés du président de l'UGA, le Pr. Yassine Lakhnech, seront présentes les plus grandes figures de la recherche publique nationale : Dr. Bruno Sportisse, PDG d'Inria, le Pr. Didier Samuel, PDG de l'Inserm, Dr. Bruno Feignier, administrateur général adjoint du CEA, ainsi que des représentants du CNES, de l'Ifremer, de l'Institut Laue-Langevin, et de l'IRAM.
Une communauté universitaire engagée
Ces Assises sont aussi l'occasion d'une mobilisation large du monde universitaire français. France Universités sera représentée par son vice-président, le Dr. Jean-François Huchet, président de l'INALCO. Plusieurs universités françaises, dont des membres d'Udice, le regroupement des universités de recherche intensive, feront également le déplacement : l'Université Paris-Saclay, l'Université de Lille, l'Université de Bordeaux, ou encore l'Université de Lorraine. C'est bien l'ensemble de la communauté universitaire française de recherche qui s'engage dans ce partenariat.
Pendant deux jours, près de 90 experts scientifiques et 30 intervenants des deux parties vont examiner les coopérations en cours, identifier ce qui fonctionne, repérer les manques, et définir ensemble les priorités scientifiques et technologiques pour 2026-2027. Huit domaines sont sur la table : technologies quantiques, semi-conducteurs, intelligence artificielle, cybersécurité, santé, énergie, sciences de l'océan et espace.
Vers une feuille de route scientifique commune pour 2026 – 2027
Le programme est pensé comme une progression. Le 20 avril au matin, les délégations visiteront des laboratoires et des plateformes technologiques de l'UGA et de ses partenaires, pour voir de l'intérieur comment recherche publique, organismes nationaux de recherche et acteurs industriels travaillent ensemble. L'après-midi s'ouvrira sur les prises de parole institutionnelles et les premières tables rondes. Le 21 avril sera consacré aux rencontres bilatérales et aux sessions scientifiques thématiques, avant la signature d'un accord et la formalisation des engagements communs.
À l'issue de ces deux journées, les deux parties auront posé les jalons d'une feuille de route scientifique partagée pour les deux années à venir.