Mardi 27 janvier 2026, le cluster de calcul CINAURA-Kraken a été officiellement inauguré sur le site du Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (LPSC – CNRS, UGA –Grenoble INP-UGA), sur la presqu’île scientifique de Grenoble. La cérémonie s’est déroulée en présence des partenaires de recherche – Université Grenoble Alpes (UGA), CNRS et Inria – et des financeurs institutionnels, dont l’État, la Région et Grenoble Alpes Métropole.
Avec CINAURA-Kraken, Grenoble renforce ses capacités en calcul haute performance (HPC) et en analyse de données (DA), devenues essentielles pour répondre aux défis scientifiques contemporains. Cette nouvelle plateforme positionne le site grenoblois parmi les pôles académiques de référence, capables de soutenir des projets de recherche à forte intensité numérique, depuis la physique fondamentale jusqu’aux sciences du numérique et à l’intelligence artificielle.
Le cluster vient compléter et consolider l’offre de
GRICAD, l’unité d’appui et de recherche de l’UGA, Grenoble INP-UGA, CNRS, et Inria, qui met à disposition de l’ensemble de la communauté scientifique grenobloise des ressources de calcul mutualisées, performantes et sécurisées.
Un outil au service de la souveraineté numérique de la recherche
Dans un contexte marqué par l’explosion des volumes de données et par des enjeux croissants de maîtrise technologique et de souveraineté numérique, CINAURA-Kraken constitue un levier stratégique. Hébergées et opérées localement, les ressources de calcul permettent aux équipes de recherche de conserver le contrôle de leurs données, de leurs méthodes et de leurs infrastructures, tout en réduisant la dépendance à des solutions externes.

Conçu pour accompagner le développement de nouvelles approches en simulation, modélisation et intelligence artificielle, le cluster s’inscrit dans une démarche de mutualisation des infrastructures numériques, favorisant l’innovation scientifique tout en optimisant l’usage des ressources.
Un investissement public structurant et durable
Implanté sur la presqu’île scientifique de Grenoble, CINAURA-Kraken intègre également les enjeux d’efficacité énergétique, au cœur des préoccupations actuelles liées aux infrastructures de calcul intensif. Ainsi, le refroidissement de la partie calcul est assuré par du DLC (
Direct liquid cooling) : l’eau en circuit fermé, vient refroidir directement les serveurs en fonctionnement.
Dans la démarche de construction, un container recyclable en extérieur a été privilégié afin d’éviter une nouvelle construction en béton, tout en utilisant tous les fluides déjà en place d'une ancienne expérimentation de physique des particules comprenant l’eau, les transformateurs électriques et aussi le réseau informatique.
Son financement s’inscrit dans une stratégie d’investissement public de long terme, visant à doter les territoires de capacités numériques de pointe. Le projet d’un montant global de 6,7 millions d’euros a été financé dans le cadre du Contrat de plan État-Région 2021-2027 et du plan France 2030 (PIA3, PEPR, GATES), avec le soutien de Grenoble Alpes Métropole, de l’Union européenne et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
via le FEDER, ainsi que du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace (DGRI).
Légende de la photo, de g. à d. : Etienne Gheeraert, vice-président du CA de Grenoble INP – UGA, Frédéric Desprez, directeur du Centre Inria de l’UGA, Catherine Staron, vice-présidente déléguée aux lycées, à l'enseignement supérieur, à la recherche et à l'innovation de la Région AuRA, Mohammed Benlahsen, recteur délégué pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation de la Région académique AuRA, Yassine Lakhnech, président de l’UGA, Mahamadou Diarra, secrétaire général de la Préfecture de l’Isère, sous-préfet de Grenoble, Christophe Muller, délégué régional du CNRS Alpes, Glenn Cougoulat, ingénieur de recherche CNRS directeur de GRICAD, Laurent Azéma, chef du projet CNRS en charge du projet Kraken.