ERC Starting Grants 2026 : les scientifiques de l'écosystème Grenoble Alpes se distinguent

Distinction / Prix Recherche
le  16 septembre 2026
© Pierre Jayet
© Pierre Jayet
Accompagnés par Fostering Science, le dispositif porté par l’Université Grenoble Alpes, 6 chercheuses et chercheurs de l’écosystème Grenoble Alpes, dont un post-doctorant UGA, figurent parmi les lauréats des ERC Starting Grants 2026, l'un des financements européens les plus sélectifs. Les projets récompensés illustrent la diversité et la richesse des recherches menées sur le territoire.
Les six ERC Starting Grants décrochés par l'écosystème Grenoble Alpes illustrent parfaitement la dynamique du plan stratégique de l'Université Grenoble Alpes, axé sur le rayonnement international et le soutien à l'excellence scientifique.

Dans un contexte européen particulièrement sélectif, avec moins de 9 % de réussite pour cette édition 2026 (seuls 421 projets retenus sur 4 807 candidatures), ces bourses confirment le positionnement du site grenoblois parmi les plus grands pôles scientifiques européens. Évalués par des pairs sur le seul critère de l'excellence et de l'innovation de rupture, ces succès valorisent la qualité des recherches menées dans les laboratoires du territoire et concrétisent les ambitions de l'UGA en matière d'attractivité et de soutien aux talents émergents.

Qui sont les 6 lauréats et quels sont leurs projets ?

lauréats ERC Starting Grants 2026 Grenoble Alpes

Alexandra Colin, chargée de recherche CNRS au Laboratoire de physiologie cellulaire et végétale (LPCV – UGA/CEA/CNRS/CEA/Inrae)

Son projet SHARETHEPOOL vise à éclairer la façon dont les cellules coordonnent simultanément différentes structures dynamiques en composant avec des ressources limitées. Pour cela, il s'appuie sur une approche quantitative combinée à des systèmes cellulaires biomimétiques.

Quentin Ficheux, chargé de recherche CNRS à l’Institut Néel (NEEL - UGA/CNRS).

Son projet TURQUOISE porte sur une approche novatrice de la correction d'erreurs quantiques, fondée sur des qubits spécifiquement conçus pour réduire l'apparition de certaines erreurs. L'enjeu : optimiser les ressources requises pour corriger ces défauts et accélérer le développement d'un calcul quantique tolérant aux fautes.

Nicola Galvanetto, chargé de recherche CNRS à l’Institut de biologie structurale (IBS – UGA/CEA/CNRS).

Son projet INTERFACES propose d'étudier, à l'échelle de la molécule unique, le comportement des protéines intrinsèquement désordonnées aux frontières des condensats biomoléculaires. Ces travaux visent à mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à l'agrégation protéique.

Nicolas Scepi, post-doctorant de l’Université Grenoble Alpes à l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble (IPAG – UGA/CNRS).

Son projet STORM vise à percer les mystères des vents de matière denses et transitoires éjectés par les disques d'accrétion entourant les trous noirs. L'objectif est de mesurer l'impact de ces éjections sur la croissance de ces objets célestes et sur l'évolution globale de leurs galaxies hôtes.

Ségolène Vandevelde, chargée de recherche CNRS au laboratoire Environnements, dynamiques et territoires de la montagne (EDYTEM – CNRS / USMB).

Son projet TARS ambitionne de reconstituer avec une grande précision les rythmes d'occupation des sites préhistoriques. Pour y parvenir, elle développe une approche novatrice fondée sur l'analyse des traces de feux fossilisées dans les concrétions calcaires des grottes et des abris sous roche.

Florian Wollweber, chef d'équipe à l'EMBL Grenoble.

Son projet ARCHAEAOLOGY ambitionne d'éclairer l'origine des cellules eucaryotes en cartographiant l'organisation cellulaire des archées d'Asgard, leurs plus proches parentes connues. En combinant des techniques d'imagerie multi-échelle de pointe, ses travaux visent à dresser un atlas moléculaire à haute résolution de ces micro-organismes complexes afin d'expliquer l'émergence de la vie complexe.
Publié le  16 septembre 2026
Mis à jour le  16 septembre 2026