Les 13 et 19 octobre 2026, deux nouvelles œuvres d’art contemporain rejoignent le patrimoine artistique de l’Université Grenoble Alpes sur le domaine universitaire de Saint-Martin-d’Hères – Gières. Avec "Le Dragon et le Serpent", du collectif UV LAB, et "Les Demoiselles des sables", de l’artiste Victoria Klotz, l’UGA poursuit une démarche engagée de longue date : faire de ses campus des lieux où l’art, les savoirs et la vie de la cité se rencontrent.
Une université est aussi un lieu de culture. À l’Université Grenoble Alpes, les nombreuses œuvres d’art qui agrémentent les campus en sont une expression particulièrement visible. Sculptures, installations, peintures, fresques de street art, mosaïques :
plus de 70 œuvres d’art contemporain sont aujourd’hui réparties sur les différents campus de l’UGA, à Grenoble et à Valence, en extérieur comme au sein des bâtiments.
Ce patrimoine artistique contribue à la qualité des espaces universitaires, mais il raconte aussi une histoire : celle d’une université qui, depuis plusieurs décennies, fait le choix de faire entrer la création contemporaine dans les lieux de savoir.
Deux nouvelles œuvres, deux regards sur le territoire
Les 13 et 19 octobre 2026, deux nouvelles créations viennent enrichir ce patrimoine.
Sur le parvis de MUSE,
Le Dragon et le Serpent, du collectif UV LAB, fait directement écho au territoire grenoblois. Inspirée du Drac et de l’Isère, la sculpture évoque également l’histoire de l’hydroélectricité et de la "houille blanche", intimement liée au développement scientifique et universitaire de Grenoble.
Premier croquis de l'œuvre Le Dragon et le Serpent (à gauche), esquisse finale après application des données collectées (à droite)
L’œuvre est aussi le résultat d’une démarche participative : plus de 1 300 personnes ont contribué à sa conception en répondant à un questionnaire dont les données ont servi à modeler sa géométrie. Une œuvre qui devient ainsi le reflet, sous une forme artistique, de la diversité de celles et ceux qui vivent et font vivre le campus.
Mise en place de l’une des sculptures d’animaux au sommet de l’œuvre de Victoria Klotz à découvrir à partir du 19 octobre 2026
Quelques jours plus tard,
Les Demoiselles des sables, de l’artiste Victoria Klotz, prendra place au cœur de l’Arboretum Ruffier-Lanche. Dans cet espace dédié à la biodiversité, l’installation évoque les transformations des paysages de montagne et les effets du changement climatique sur les espèces qui dépendent de la neige.
Deux œuvres, deux lieux, deux histoires : l’une regarde les liens entre l’eau, l’énergie et le développement du territoire ; l’autre interroge les transformations environnementales qui le traversent aujourd’hui.
Un patrimoine vivant, accessible à toutes et tous
Cette politique artistique ne consiste pas seulement à conserver des œuvres. Elle vise à les faire connaître, à les documenter et à permettre à chacun de se les approprier. C’est la vocation de
Campus des Arts, le programme de l’UGA consacré à la valorisation de son patrimoine artistique et architectural. Il propose un recensement des œuvres, des ressources documentaires, des publications et des actions de médiation et de découverte pour tous les publics. Des parcours de visite libres et des visites guidées permettent notamment de découvrir autrement les campus.
L'UGA a également contribué à faire connaître ce patrimoine à travers la publication, en 2024, de l’ouvrage
"Campus des arts – Université et art contemporain à Grenoble", qui retrace l’histoire artistique des campus et met en lumière la diversité des œuvres qui y sont installées. L’enjeu est ainsi de faire du patrimoine artistique universitaire un patrimoine vivant, qui ne soit pas réservé à celles et ceux qui étudient ou travaillent à l’université.
"
Une université ne se contente pas de produire du savoir : elle le partage et le donne à voir. L'art y a toute sa place, parce qu'il déplace les regards, éveille la curiosité et fait naître le questionnement. Le Dragon et le Serpent raconte d'où vient Grenoble, l'eau, l'énergie, l'audace scientifique. Les Demoiselles des sables montrent ce que le climat est en train de transformer. Ces œuvres appartiennent à toutes et tous : c'est cela, une université ouverte sur sa cité."
— Yassine Lakhnech, président de l’Université Grenoble Alpes
L’université, un lieu ouvert sur la cité
En installant des œuvres au cœur de ses espaces de vie, l’UGA fait du campus un territoire de rencontre. On peut y venir pour étudier, travailler ou faire de la recherche, mais aussi pour découvrir une œuvre, parcourir un jardin, s’intéresser à l’histoire d’un lieu ou simplement porter un autre regard sur un espace familier.
Cette ouverture s’inscrit dans une conception plus large de l’université comme acteur de son territoire. L’UGA contribue à l’enrichissement culturel, artistique et patrimonial de la métropole et rend accessible au plus grand nombre une part de son patrimoine. Les nouvelles œuvres de l’automne 2026 prolongent ainsi une histoire déjà riche. Elles montrent aussi que ce patrimoine n’est pas figé : il continue de s’écrire, au fil des nouvelles créations, des artistes accueillis et des questions que l’université souhaite partager avec la société.
Avec
Le Dragon et le Serpent et
Les Demoiselles des sables, l’art devient ainsi un trait d’union entre l’université et la cité : un moyen de raconter un territoire, d’interroger ses transformations et de créer de nouveaux espaces de dialogue.