Les inégalités entre femmes et hommes restent importantes au sein de la société. Les charges familiales contraignent les unes plus que les autres, les freins aux tâches à responsabilité sont plus nombreux pour les femmes, et la réussite professionnelle leur est plus difficile.

Les stéréotypes restent vivaces et jouent dans les choix d’orientation, pour les études comme les métiers, envers les femmes, et envers les hommes. La violence entre les sexes est loin d'être apaisée.

Que fait l'université pour dépasser ce clivage ?


On constate deux types de ségrégation dans la répartition des hommes et des femmes, tant chez les enseignant.e.s chercheurs que parmi les agent.e.s personnels ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé et des Bibliothèques (BIATOSS), au sein des disciplines et de la hiérarchie.

Enseignantes-chercheuses à l'échelle nationale

Les hommes sont majoritaires dans les composantes de sciences exactes. Les femmes sont davantage présentes dans les composantes de langues, sciences humaines et sociales.
  • 13,7 % de femmes en mathématiques (section 25) pour 63,6 % en langues et littératures romanes (section 14).

Professeures et femmes maîtres de conférences

Quel que soit le domaine, la proportion de femmes professeures est toujours très inférieure à la proportion de femmes maîtres de conférences.
  • Dans les sections scientifiques,16 % de femmes parmi les professeur.e.s, 32,9 % parmi les maîtres de conférences.
  • En sciences humaines et sociales, 35,4% chez les professeures et 55,6 % pour les maîtres de conférences.

Trajectoires de carrière

Cette répartition inégale des femmes et des hommes dans certains champs disciplinaires ou secteurs est liée aux stéréotypes de métiers, mais également aux trajectoires de carrière. Pour un même niveau de diplôme, les jeunes filles sont toujours moins nombreuses à poursuivre au niveau supérieur.
  • 58,1 % de femmes parmi les diplômé.e.s de licence en 2013, 48% de doctorant.e.s, 43,6 % de maîtres de conférence, 22,5 % de professeur.e.s.
Et cela se constate aussi bien dans les études que dans les candidatures à des promotions ou des primes. Cause et conséquence, les femmes accèdent également moins aux postes à responsabilité que les hommes.
  • 17% de femmes président.e.s d’université et d’Etablissements Publics à caractère Scientifique et Technologique (EPST)
Sources : L’Etat de l’enseignement supérieur et de la Recherche en France – juin 2015; Repères et références statistiques 2015, www.enseignementsup-recherche.gouv.fr

Des mesures pour réduire les disciminations


Ce constat a conduit à prendre en compte les discriminations liées au genre, au même titre que celles liées au handicap, à la sexualité ou à l'origine ethnique, et à mettre en place des mesures visant à les réduire.
  • Pour l’enseignement supérieur et la recherche, une charte pour l'égalité femmes / hommes a été signée par le Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et 300 établissements d'enseignement supérieur en 2013, accompagnée d’un plan d’action ministériel pluriannuel.
  • La loi sur l’Enseignement supérieur et la recherche a par ailleurs imposé des critères de parité dans les conseils et comités de sélection.
  • Des référent.e.s ou chargé.e.s de mission égalité sont mis en place dans les universités.