L’UGA génère une valeur ajoutée brute de 2,4 milliards d’euros et 23 200 emplois dans la région Auvergne Rhône-Alpes

Société, Entreprise
le  7 juin 2021
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Une étude réalisée par un cabinet d’études britannique Biggar Economics à la demande de l’association Udice* montre le haut niveau de contribution économique des universités de recherche française dont l’UGA sur leurs territoires et dans le monde.
Présentée en conférence de presse jeudi 3 juin 2021, cette étude donne une vision précise et chiffrée de la contribution des 10 universités membres de Udice à l’économie française en analysant leurs poids économiques collectifs et individualisés et leur impact opérationnel et intentionnel (lié à la nature et au potentiel de leur activité), selon des critères normalisés au plan international.

Le cabinet BIGGAR a travaillé à partir des données des universités membres d’UDICE et de celles des activités que leurs partenaires organismes de recherche mènent en leur sein. Elle a permis ainsi de réaliser une étude globale relative aux 10 universités membres et une étude personnalisée pour chaque université membre. Elle prend en compte les apports des organismes de recherche partenaires des unités de recherche.

Pour les 10 universités membres d’UDICE, il en résulte que chaque euro investi dans le périmètre des universités de recherche a un impact de 4€, tandis que chaque emploi génère 3 emplois. Cela représente globalement 41,1 milliards d’€ de valeur ajoutée et près de 380 000 emplois.
Pour l’UGA, le rapport révèle un impact en 2019 de :
  • 2,4 milliards € de valeur ajoutée brute (VAB**) et 23 300 emplois en Auvergne-Rhône-Alpes,
  • 3,6 milliards € de VAB et 32 900 emplois en France
  • 4 milliards € de VAB et de 36 800 emplois dans le monde.
Par ailleurs, l’étude souligne que l’UGA génère un impact fiscal de 1,8 milliard € chaque année au bénéfice du Trésor public en France.

« Cette étude révèle très concrètement le poids sociétal et économique et la production de richesses générée par l’Université Grenoble Alpes et démontre qu’à travers ses missions de service public en recherche, formation et innovation, et au-delà de la transmission et de la création immatérielle de connaissances, l’UGA contribue pleinement au développement et à la croissance de ses territoires. Investir dans les universités c’est investir dans l’avenir et la jeunesse ! Ne pas s’appuyer sur l’Université pour relancer l’économie et le bien-être de la société serait une erreur. » Yassine Lakhnech, Président de l’Université Grenoble Alpes.

Le calcul de l’impact de l’UGA s’appuie sur ses dimensions en 2019 et prend en compte ses revenus, qui s’élèvent à 590 millions €, ses 8 600 collaborateurs et ses 53 000 étudiants à plein temps, parmi lesquels 10 600 sortent diplômés chaque année. Par ailleurs, l’université travaille en partenariat avec des organismes publics de recherche qui emploient 2 200 personnes sur le site et génèrent un revenu de 240 millions €.

Un euro reçu par l’UGA génère 3 euros dans l’économie régionale

La valeur ajoutée brute créée par l’UGA en Auvergne Rhône-Alpes se décompose comme suit : environ 1 milliard € de VAB soit 40 % provient d’impacts intentionnels, à savoir de ses activités de formation et de valorisation ; et 1,5 milliard € de VAB soit 62 % est issue d’impacts opérationnels, tels que ceux induits par le fonctionnement de l’université et les étudiants, qui reflètent la dimension de l’organisation.

À l’échelle régionale, le rapport révèle que chaque euro reçu par l’UGA se traduit par une VAB de 3 € dans l’économie régionale. Chaque emploi créé directement par l’université génère deux emplois dans la région.

Au-delà de l’impact quantitatif, l’étude met en lumière également l’impact qualitatif de l’UGA en matière de transformation, d’héritage et de protection du bien-être économique et social, actuel et futur.

Pour finir, les deux missions fondamentales de l’université qui sont la recherche et la formation ont des effets démultiplicateurs. Le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche, particulièrement les universités de recherche, sont de véritables locomotives pour le pays en matière :
  • d’augmentation de la productivité liée au haut niveau de qualification, la stimulation de la compétitivité, la création et la préparation aux métiers de demain
  • d’attractivité par une recherche compétitive à l’internationale qui attire des entreprises et des investisseurs
  • rendement croissant de l’investissement, en raison des externalités positives créées. Non seulement, il n’y a pas d’amortissement pour une découverte scientifique ; mais ces dernières ont un rendement croissant, augmentant au fur et à mesure que les innovations technologiques s’en emparent.
 
* L’association Udice
L'association Udice réunit dix universités françaises qui se sont transformées au cours de la dernière décennie, notamment au travers de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités et les Initiatives d’excellence du Programme des investissements d’avenir (PIA). L’Udice regroupe les 10 universités suivantes : Aix-Marseille Université, Sorbonne Université, Université Claude Bernard Lyon 1, Université Côte d'Azur, Université de Bordeaux, Université de Paris, Université de Strasbourg, Université Grenoble Alpes, Université Paris Saclay, Université Paris Sciences et Lettres.
** VAB : mesure de la production économique exprimée en euro (€)
Publié le  7 juin 2021
Mis à jour le  7 juin 2021