Cecilia Ceccarelli et Michel Campillo, enseignants-chercheurs UGA, ont chacun obtenu un ERC Advanced Grant en 2016.
Cecilia Ceccarelli et Michel Campillo, enseignants-chercheurs UGA, ont chacun obtenu un ERC Advanced Grant en 2016.
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Deux enseignants-chercheurs, Michel Campillo, sismologue à l'Institut des sciences et de la Terre, et Cecilia Ceccarelli, astrophysicienne à l'Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble, ont reçu l'une de ces bourses prestigieuses qui récompensent l'excellence scientifique.
L'Université Grenoble Alpes compte en 2016 deux lauréats d’une bourse ERC. C'est la seule université française à héberger deux ERC Advanced Grants cette année. Ces bourses individuelles récompensent l'excellence scientifique d'un projet de recherche exploratoire porté par un chercheur confirmé. 

Michel Campillo, professeur à l'Université Grenoble Alpes et sismologue à ISTerre, vient de recevoir son deuxième ERC Advanced Grant - il avait déjà été récompensé en 2008 - pour son projet F-Image "Seismic Functional Imaging of the  Brittle Crust".
« Ce nouveau projet porte sur l’imagerie fonctionnelle. Nous sommes aujourd’hui face à des verrous, liés au fait que la terre, spécialement dans les zones de failles ou de volcans, est un objet complexe. Comment imager la structure qui nous intéresse,  et son évolution dans le temps,  sachant que le milieu est diffusif pour les ondes sismiques ? C’est le vieux problème d’imager dans le brouillard… », explique-t-il.
Un autre volet du projet de F-Image est d’améliorer les capacités de détection des tremors, ces micro-vibrations découvertes dans des zones de faille où l’activité de déformation est très forte. Ces observations nouvelles nourriront des modèles d’évolution des zones de failles.



Astrophysicienne à l'IPAG et professeure à l'Université Grenoble Alpes, Cecilia Ceccarelli a obtenu un ERC Advanced Grant pour son projet "The Dawn of Organic Chemistry" qui doit explorer l'origine de la chimie organique, c’est-à-dire la base de la vie sur Terre, en remontant aux premières phases de la formation du système planétaire. Comment un nuage de gaz et de poussières est-il devenu le système solaire ?
"Ce changement dans la structure de la matière s’accompagne d’un changement de la composition chimique. Cela fait 40 ans qu’on se pose la question de savoir comment des molécules organiques se sont formées dans l’espace au début système planétaire. Nous cherchons à comprendre les mécanismes derrière tout cela, raconte l’enseignante-chercheuse. Cette recherche est particulièrement innovante parce que pour la première fois, nous allons pouvoir associer plusieurs outils. Sur le plan théorique nous allons faire des calculs de chimie quantique pour comprendre le mécanisme et les modéliser. Nous pourrons ensuite confronter nos modèles théoriques aux nouvelles observations obtenues grâce à NOEMA,  le nouveau télescope franco-allemand de l’IRAM, et ALMA, le grand télescope issu d’une collaboration mondiale."





Publié le 13 juin 2017
Mis à jour le 14 juin 2017

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