International, Recherche

Piero Poli obtient un financement européen pour l'étude des tremblements de terre

Chercheur en post-doc au sein du centre de recherche ISTerre, Piero Poli a obtenu 1,4 million d'euros de subvention du Conseil européen de la recherche pour son projet MONIFAULTS.
Bien que les scientifiques aient une bonne compréhension de la physique des matériaux et en particulier des roches, de la tectonique des plaques et de la propagation des ondes, la compréhension limitée de la physique complexe relative aux tremblement de terre rend difficile les prévisions et la gestion des risques.

De l'usage de méthodes innovantes au service de MONIFAULTS


L'équipe du projet MONIFAULTS utilise des méthodes innovantes et intégratives pour comprendre mieux les phénomènes physiques complexes des tremblements de terre et vise à utiliser ce type d'information pour construire de meilleurs modèles prédictifs dans ce domaine.
Pour cela, l'équipe utilise les données publiques disponibles permettant de se baser sur des caractéristiques géographiques réelles, et apporte des méthodes analytiques novatrices faisant appel à "l'apprentissage automatique". Cela permet d'analyser une quantité conséquente de données, d'établir de nouveaux modèles, d'appréhender mieux les propriétés physiques en jeu dans ce type de phénomènes et notamment l'élasticité.

Un chercheur attaché à l'excellence scientifique grenobloise


Après un master à Sienne et un doctorat à l'Université Grenoble Alpes (UGA) - pour lequel il obtient une distinction, Piero Poli réalise un post-doc au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et passe de nombreuses périodes à l'étranger, au Chili et en Chine notamment, pour approfondir ses recherches. Pour expliquer les raisons de son retour à Grenoble, au sein du centre de recherche ISTerre, il dit simplement : "C'est un des meilleurs laboratoires au monde dans le domaines des sciences de la Terre".

Le récent classement de Shangai, qui positionne l'UGA au 18e rang mondial dans cette discipline, semble confirmer son point de vue. Précisons par ailleurs que le projet MONIFAULTS attire des collaborateurs du monde entier et a des partenaires associés aux Etats-Unis (Los Alamos National Laboratory et University of Southern California) et en Italie (Università La Sapienza).


 
Mis à jour le  22 octobre 2018