Stendhal et les romantismes européens
Sont envisagés ici des aspects historiques, philosophiques et esthétiques dont la synthèse est indispensable pour une meilleure approche de la complexité du "romantisme" de Stendhal.
Stendhal "romantique" ? La question, complexe, toujours controversée, doit être contextualisée dans le cadre des "romantismes" européens auxquels Stendhal est confronté en parcourant ­l’Europe, "de Naples à Moscou", selon ses dires. "Romanticisme", d’abord, par influence italienne à Milan et lecture de la presse anglaise, mais aussi échos de l’Opéra à Vienne, contributions de la bibliothèque cosmopolite de ­Wolffenbüttel et glaces de la retraite de Russie qui sonnent le glas de l’esthétique classique. Passeur d’idées, familier des "voies de transmissions" comme le cabinet Vieusseux à Florence et des postures transculturelles, Stendhal, qui a affirmé que la "Révolution entre en littérature" adopte une attitude critique qui sert de révélateur à la mosaïque de l’"Europe romantique", aux débats fondateurs entre "nation" et "Europe". Des regards venus de toute l’Europe contribuent ici au débat, qui se trouve étoffé par des documents inédits.

L'auteur

Marie-Rose Corredor est spécialiste de Stendhal. Avec Chantal Massol elle co-dirige aux ELLUG la collection stendhalienne et romantique. Elle a été responsable du Centre d’études stendhaliennes et romantiques, composante de l’équipe Traverses 19-21, de 2000 à 2012. Elle est membre actif du groupe Manuscrits de Stendhal. Principales publications : Stendhal à Cosmopolis, ELLUG, Grenoble, 2007 ; Stendhal, Vienne, l’Autriche, « Recherches & Travaux », Grenoble, 2011