ParutionRecherche
L’industrialisation des émotions
L’ouvrage réunit des textes rédigés par des chercheurs en sciences de l’information et de la communication qui s’attaquent à déconstruire la visée persuasive des discours, à interroger les logiques de production des dispositifs et à appréhender leurs modes d’appropriation sensible. Quelles relations entretenons-nous au fond avec les outils numériques ?
L’objectif de cet ouvrage est de questionner le postulat d’une nouvelle morphologie sociale incarnée par les "sociétés de l’attention", en réhabilitant l’inscription des techniques numériques dans les structures de la modernité. Les coordonnateurs de cet ouvrage, Fabienne Martin- Juchat et Adrian Staii, reprennent ici la thèse d’une "radicalisation de la modernité" afin de proposer une autre lecture des transformations actuelles. En particulier, une des formes de radicalisation interrogées réside dans le traitement des émotions en tant que data au service de logiques industrielles marchandes.

L’ouvrage réunit des textes rédigés par des chercheurs en sciences de l’information et de la communication qui s’attaquent à déconstruire la visée persuasive des discours, à interroger les logiques de production des dispositifs et à appréhender leurs modes d’appropriation sensible. Quelles relations entretenons-nous au fond avec les outils numériques ?

Comment et en quoi nous sollicitent-ils somatiquement par le prisme de techniques dites de "captation" de l’attention ? Quels sont les leviers de nos dépendances affectives aux communications numériques ? Quelles méthodes pour les étudier ? En quoi l’évidence des comportements vis-à-vis des applications nous donne à réfléchir sur l’intégration de nouvelles normes, voire leur institutionnalisation ?

Les auteurs


Fabienne Martin-Juchat est professeure des universités en sciences de l’information et de la communication à l’Université Grenoble Alpes et membre du Groupe de recherches sur les enjeux de la communication (Gresec). Ses travaux portent sur la communication affective et les enjeux de l’inscription corporelle et émotionnelle des technologies dans la société. Dans le cadre de ses travaux, elle démontre en quoi le capitalisme, en connivence avec les technologies de l'information et de la communication et afin de perdurer, transforme les émotions en marchandises.

Adrian Staii est professeur des universités en sciences de l’information et de la communication à l’Université Jean Moulin (Lyon 3) et membre du laboratoire de recherche ELICO. Ses travaux portent sur les techniques et les médias numériques dans différents domaines (communication marchande, santé, éducation...). Il s’intéresse notamment aux logiques de développement des dispositifs numériques et à leur ancrage à des transformations sociétales d’ampleur (mutations du capitalisme, autonomisation sociale...).

Publié le  9 mai 2016
Mis à jour le  9 mai 2016