Image réalisée par l'instrument GRAVITY © ESO / GRAVITY McCaughrean
Image réalisée par l'instrument GRAVITY © ESO / GRAVITY McCaughrean
CommuniquéRecherche
Première lumière de GRAVITY, la future machine à étudier les trous noirs
Observer au zoom les trous noirs est la principale mission de l'instrument GRAVITY récemment installé sur le Very Large Telescope Interferometer au Chili. Durant ses premières observations, GRAVITY a combiné avec succès la lumière stellaire recueillie par les quatre télescopes auxiliaires. Le consortium européen, dont fait partie l’Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble, qui a conçu et construit GRAVITY, est très satisfait des performances obtenues.
La première lumière de GRAVITY est l’aboutissement d’un projet démarré en 2005 auquel participent plus de cent chercheurs, ingénieurs et techniciens, dont plus d’un quart issus d’équipes françaises. Les équipes françaises, dont l’Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble, ont notamment fourni les recombinateurs en optique intégrée, développés au sein d’une collaboration avec le CEA-Leti, les fonctions fibrées, le système de suivi des franges qui permet les poses longues et le logiciel de réduction des données.

GRAVITY : l'aboutissement d'une longue collaboration entre l’IPAG et le CEA-Leti :
Depuis bientôt 20 ans, le CEA-Leti et l'IPAG collaborent au développement de puces optiques intégrées spécifiquement adaptées à l'interférométrie astronomique. Basées sur une technologie de gravure des couches de silice dopée déposées sur du silicium, ces puces permettent de recombiner la lumière provenant des 4 télescopes du réseau VLTI dans quelques centimètres carrés en assurant compacité, stabilité et précision des mesures. Alors que de telles puces ont été développées et utilisées depuis plusieurs années dans le domaine des télécommunications, le fonctionnement de GRAVITY dans les longueurs d'onde allant de 2 à 2.5 ?m a exigé le développement et l'optimisation de la technologie pour ce domaine spectral particulier. Les développements menés dans le cadre du réseau Recherche Technologique de Base (RTB) porté par le CEA et le CNRS ont permis de pousser cette technologie à ses performances ultimes.

Pour en savoir plus :
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Publié le  18 janvier 2016
Mis à jour le  26 janvier 2016