Cinéma/VidéoCitoyenneté, Société
Entre deux sexes
le 4 décembre 2017à 20 h
Film suivi d'un débat en présence de la réalisatrice et d'un des protagonistes du film.
Pour beaucoup, le monde se partage entre hommes et femmes. Quid des personnes intersexes qui n’entrent dans aucune de ces catégories ?

Déterminés et non dénués d’humour, les personnages du documentaire de Régine Abadia se battent pour l’émancipation de leur minorité invisible et meurtrie. Leur problème : la médecine, qui intervient non pas pour soigner mais pour conformer les corps à des normes féminines ou masculines.

Ce film parle des personnes intersexes, de la lutte pour la reconnaissance de leurs droits à travers deux portraits, et des rapports avec le corps médical.

Synopsis

Depuis que Vincent Guillot a découvert, tardivement dans sa vie d’adulte, le mot pour se définir : intersexe, il n'a cessé d’aller au devant de ses semblables,
comme une indispensable quête pour comprendre qui il est.
Ins A Kromminga est un artiste allemand, dont les dessins évocateurs racontent mieux que n’importe quel discours ce que vivent les intersexes. Ins fait partie de ces individus dont l’intersexuation ne s’est dévoilée qu’à l’adolescence. Déclaré fille à la naissance, son corps a commencé à prendre des caractéristiques masculines à la puberté.
Vincent vit en pleine campagne en Bretagne et Ins, à Berlin. C’est avec un discours déterminé, non dénué d’humour, qu’ils se battent pour l’émancipation d’une minorité invisibilisée et meurtrie. Ces personnes ont décidé de prôner avec fierté leurs différences et revendiquent la reconnaissance de leurs droits dans une société toujours trop normative où la médecine intervient, non pas pour soigner, mais pour normaliser des corps nés avec une morphologie sexuelle externe et/ou interne qui n'est pas typique des normes féminines ou masculines officielles. C’est de manière irréversible, à coup de bistouris et de supplémentation d'hormones sexuantes que
sont «fabriqués» des petites filles ou des petits garçons.
La dernière partie du film ouvre sur une résidence initiée par Vincent Guillot et organisée à Douarnenez, en Bretagne, où se rencontrent des intersexes venus du monde entier. Dans ce lieu d’échange, conçu comme «un espace d’échappement à l’invisibilisation, un espace pour se dire et exister, pour se réapproprier un corps qui a été mutilé, stigmatisé, regardé avec dégoût», de nombreuses nationalités sont représentées. Parmi des cultures aussi différentes que celles de Taïwan, de Bulgarie, d’Autriche, ou du Congo, tous semblent faire partie d’une même famille, d’une « internationale intersexe », car tous ont vécu des histoires similaires et expérimenté les mêmes traumatismes.

Lundi 4 décembre à 20h en amphithéâtre Boucherle, à la faculté de Médecine (La Tronche).
Film suivi d'un débat en présence de la réalisatrice et d'un des protagonistes du film.

Localisation

La Tronche
amphithéâtre Boucherle
Faculté de Médecine
La Tronche

Publié le  1 décembre 2017
Mis à jour le  4 décembre 2017